
Holi – Festival des couleurs, Montréal
Pour moi, la photographie argentique renferme une part de magie.
Tout commence par le désir de figer un moment : voir le monde au travers du viseur, le déclic discret de l’obturateur, ce sentiment prémonitoire quand je sais que j’ai réussi.
Ensuite vient l’oubli. Je ne saurais dire exactement ce que j’ai capturé.
Puis, les photos apparaissent. Comme celle-là. Magique.
Rendez-vous naval de Québec, Québec
On pourrait s’attendre à ce que ma page Canada contienne d’innombrables photos de paysage vierge, de faune diversifiée et de flore.
Oui, mon pays regorge de montagnes et de collines, de forêts aux milles couleurs et d’animaux gigantesques – ainsi que d’animaux mignons aux fourrures brillantes –, mais pour moi, le Canada est un pays multiculturel où les festivals s’enchaînent, où la programmation d’été est maximisée et où, d’une semaine à l’autre, on se retrouve à des événements inusités; comme déambuler sur le pont de l’Esmeralda, le trois-mâts de la marine chilienne.


Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard
Je suis partie avec 3 pellicules vierges et je suis revenue avec 19 photos.
J’ai craint de me faire pincer les orteils par de minuscules crabes récalcitrants, j’ai été encerclée par des moustiques voraces, j’ai bravé une tempête sur une plage tandis qu’il n’annonçait pas de pluie.
J’ai visité les églises de Charlottetown et je me suis souvenue qu’au Canada aussi, elles sont le travail d’artisans et d’artistes talentueux.
L’Anse-Saint-Jean, Québec
Juin, six mois de photographie.
Moments entre le Nouveau-Brunswick, L’Anse-Saint-Jean et Montréal, car sans m’en rendre compte, j’ai beaucoup bougé ce mois-là.
Moments entre retrouver la liberté – et les contraintes – d’un roadtrip, les évasions en famille et l’effervescence d’une ville avec des amis.
C’est la beauté de capturer des moments : se souvenir, à retardement, de ce que l’on a vécu. Cette rétrospection forcée est probablement ce que j’apprécie le plus de la photographie argentique.
